La Villa Max

Jean-Pierre Thoretton


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La Villa Max

Vue extérieure

La « Villa Max » s’inscrit dans le développement urbain que Chelles a connu dans le dernier tiers du XIXe siècle, consécutif, notamment, à l’ouverture de la ligne de Chemin de Fer « Paris-Meaux » à partir de 1849.

Le jardin, resté très proche de sa conception d’origine, évoque, toutes proportions gardées, celui des Buttes-Chaumont, inauguré en avril 1867, et réalisé sur les plans de Jean-Charles Alphand.

La maison, est également représentative de l’architecture régionaliste en vogue à cette époque.

Construite en moellons de pierre maçonnés à la chaux, et couverte en ardoise, elle comporte 3 niveaux habitables, édifiés sur un sous-sol complet.

La tour comporte un niveau supplémentaire.

Ses façades sont décorées d’appareillages losangés en briques, et d’éléments de modénatures en plâtre (colonnettes des baies géminées au second étage, rampants de pignons …).

Au rez-de-chaussée, un « bow-window », garni de vitraux losangés, forme une avancée du côté de l’entrée.

Quant à la tour, son dernier étage est constitué d’une structure en pans de bois, avec remplissage en maçonnerie enduite au plâtre.

La couverture en pavillon, également en ardoise, comporte encore les vestiges des épis de toiture en zinc qui en décoraient le faîte.


Le contexte

Vue extérieure

La ligne de chemin de fer reliant Paris à Strasbourg, réalisée par la Compagnie de l’Est entre 1845 et 1852, adopte finalement un tracé avec une station à Chelles. La ligne Paris-Meaux-Epernay est ouverte dès juillet 1849.

(« L’embarcadère de Paris », actuelle gare de l’Est, est inauguré par le Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte en 1850).

Cette infrastructure va favoriser l’ouverture de nouveaux espaces du territoire de Chelles à l’urbanisation (la population passe de 2165 habitants en 1866 à 3001 en 1896, pour atteindre 5367 habitants en 1911), et c’est bien évidemment autour de la gare que les nouveaux habitants vont s’installer, dont « bistrots », hôtels et voituriers seront les précurseurs.

Dès les premières années du XXe siècle, les vastes prairies sont loties.

Les nouvelles zones urbanisées apparaissent clairement sur une carte de Chelles en 1912, sur laquelle on distingue également la « Villa Max », à l’époque où elle devient la propriété de M. Deschamps.